Lundi 7 décembre 2009
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17:42
Grâce aux partenariats qu'organise Blog'O'Book, je découvre des romans que je ne lirais sans doute pas autrement... Cette fois-ci, c'est un premier roman de Véronique VanHaren publié aux
éditions Licorne que je vais partager avec vous.
Je remercie Blog'o'Book et Licorne Editions pour la
découverte de ce roman.
Vous trouverez d'autres avis sur ce livre en visitant la page de B'O'B... (lien à venir)
Parce que c'est écrit...
Véronique VanHaren
Licorne Editions, 2009
Résumé
Sur les bords du lac Léman, en Suisse, Flora vit paisiblement. A quarante ans, elle commence enfin à se faire un nom dans le monde de la peinture, grâce à son ami, le talentueux galeriste
Thibault. Ce dernier lui propose d'exporter son exposition à New-York pour une semaine. Flora accepte malgré un bien mauvais pressentiment... Et, en effet, là-bas, tout s'enchaîne. Les
peintures de Flora s'arrachent et les prix s'envolent. Comment expliquer cette soudaine convoitise? Comment expliquer la présence mystérieuse d'un certain Sam? Et comment expliquer les
changements, voire les métamorphoses des proches de Flora?
Mon avis
Parce que c'est écrit... se présente comme un "thriller original, oppressant, troublant, léger et envoûtant". Comment résister à cela? Un thriller dans le monde de l'art,
une peintre adepte du Tarot divinatoire face à son destin, que c'est séduisant! Pourtant, au fil des pages, à trop vouloir explorer de pistes, de domaines, de la CIA à la forteresse médiévale,
le roman se perd...
En effet, alors qu'elle s'installait bien et se promettait passionnante, l'intrigue s'effiloche et devient complètement absurde, voire franchement ridicule. Le thriller de l'Art prend
finalement la forme d'un combat manichéen, le Diable à la recherche de son Ange, le Destructeur à la recherche de sa Fleur... Il y avait pourtant matière à envoûter le lecteur en s'en tenant
à un thriller simple mais efficace, un thriller qui aurait vraiment plongé le lecteur dans l'Art (pictural, divinatoire) et les perversités qui peuvent en découler... Au lieu de cela, l'auteur
décrit quelques actes malsains, purement cruels, mais sans aller plus loin. Sans décrypter ce qui pousse une personne "saine" à se jeter dans la gueule du loup et à se laisser dévorer toute crue.
Sans faire pénétrer le lecteur dans l'esprit du Mal... Quel dommage! Tel un voyeur, le lecteur a donc l'impression d'assister à des scènes sales, perverses, sans qu'elles ne soient jamais
"justifiées" dans l'histoire...
Par ailleurs, les personnages aussi souffrent d'un manque de "matière". Tout au long de l'intrigue, ils perdent leur identité et agissent de façon incohérente. Des femmes de caractère qui,
du jour au lendemain, se transforment en esclaves, c'est peu crédible... Seul Thibault sort du lot et devient presque attachant. Par ailleurs, l'intrigue nécessitait-elle vraiment de
"faire mourir" tous ces personnages? C'est juste gratuit... Quant au mauvais rôle de l'histoire, il se révèle pitoyable, ridicule même, dans un rebondissement final tout autant pathétique.
Encore une fois, il y avait matière à créer un personnage effroyable et diabolique, un véritable manipulateur... Mais non. Une autre fois?
Pour finir, le roman est plein de coquilles: au moins une erreur de grammaire, de conjugaison ou d'orthographe à chaque page. C'est insupportable! "Sam bu..." "Il ne pu
s'empêcher de..." "Il le laissa entré..." A qui la faute? Auteur ou relecteur de la Licorne?
Bref, malgré tout, le roman se lit jusqu'au bout, rapidement...
A vous de juger...
Cracklou l'a fait, une lecture bien difficile...
Peut-être que tu aimeras! :)
Bon, ce livre ne me tentait pas, ce n'est pas toi qui va me faire changer d'avis!
Passe ton chemin, oui... :)
Il y a bien d'autres livres à découvrir... ;)
Quand j'ai ouvert l'enveloppe, je me suis dit que ça partait mal! La qualité est en plus très mauvaise... Mais bon, il ne faut pas se fier au couverture. Parfois, on a de bonnes surprises!
Mais c'est vrai que ça n'est pas très vendeur...
Cela dit, je trouve que l'histoire se déroule assez bien jusqu'à New-York. Mais, ensuite, ça devient n'importe quoi. C'est presque bâclé... La résolution se termine en deux coups de cuiller, et c'est tout... Il y avait pourtant matière à créer une super histoire!
C'aurait dû se titrer "parce que c'est MAL écrit" ce bouquin apparemment...
Bien pensé! Un bon jeu de mot... J'aurais dû titrer mon billet comme ça! ;)
32 lignes et 4 fautes, tout y passe l’orthographe, la conjugaison et la forme !
Galeriste s’écrit sans accent, complètement s’écrit avec un accent grave
« qui aurait vraiment plongé le lecteur »
« sans quelles NE soient »
Combien de fautes auriez-vous fait dans tout un livre ?
Pourquoi tous vous acharner dans les commentaires ?
C’est dommage, même si je ne suis pas du tout d’accord, pour l’instant c’est la critique la plus construite.
Bref, nous sommes quelques lectrices à avoir aimé ce roman pour son histoire, son intrigue et son originalité. Nous avons été « secouées » par les scènes malsaines sans pour autant en être offusquées. Nous déplorons également QUELQUES coquilles mais pas à chaque page !
Stoppez vos commentaires pitoyables !
Je me permets de les reprendre, une à une:
- Galeriste, je me pardonne cette faute puisque le CNRTL ne reconnaît même pas cette forme.
- "Complètement", je vous l'accorde. Je me plante à chaque fois! C'est comme ça...
- "Plongé", je vous remercie de l'avoir soulignée et la corrige de suite.
- "Sans QU'ELLES ne soient", je vous corrige à mon tour. Comme vous le voyez, on fait tous des erreurs... On veut aller vite, on tape sur un clavier et tout y passe!
Je n'ai pas la prétention de vouloir écrire un livre, encore moins de vouloir faire un "zéro faute"; mais dans une maison d'éditions, il existe ce qu'on appelle des "correcteurs" ou "relecteurs" dont le job est justement de corriger ce type d'erreurs... Je ne vois pas pourquoi je devrais taire ces "coquilles"...
Veuillez donc ne pas confondre un simple article de blog et un roman publié.
Et je maintiens, plus on avance dans la lecture, plus on rencontre des fautes. Quasiment une à chaque page.
Quant aux commentaires, chacun est libre de dire ce qu'il souhaite. Et personne n'a "insulté" l'auteur ou son livre. Merci, donc, pour le "ridicule" et le "pitoyables"...
Enfin, vous avez aimé ce livre, défendez-le donc. Mais nous ne l'avons pas aimé et encore une fois, pourquoi ne pas le dire? Le but d'un blog de lectures n'est pas de parler uniquement des oeuvres aimées...
En tout cas Marie, critique très détaillé, et qui il est vrai refroidit beaucoup quand à l'envie de lire le livre...
En effet, ce commentaire m'a sidérée! A croire qu'on ne peut plus dire ce qu'on pense vraiment d'un livre...
Il en va ainsi de la lecture. On ne peut pas tous aimer les mêmes choses (n'en déplaise à certaines).
Ce serait bien que certains se rappellent les fondamentaux... Le principe de nos blogs, c'est comme tu le dis si bien, de discuter de nos lectures, dans le respect de tous.
Donnez nous donc l'adresse de votre blog pour que nous puissions lire un avis positif sur ce livre!
Les blogs de lecture sont avant tout des lieux dans lesquels nous donnons notre ressenti par rapport à un livre. Les éditeurs lorsqu'ils proposent un partenarait savent très bien qu'ils s'exposent à de bonnes comme à de mauvaises critiques... On a le droit de ne pas aimer un livre et de le dire..
Je trouve votre réaction totalement décalée et vraiment pas à votre honneur... Vous mentez donc lorsqu'un livre ne vous plaît pas, juste pour ne pas froisser ceux qui l'ont aimé?
Coralie n'a d'ailleurs pas reparue, malgré ma réponse. Bizarre, bizarre.
"Sans qu'elle ne soient" peut aussi se dire "Sans qu'elles soient" (et en plus c'est moins lourd à l'oreille)
Pour le reste, je suis désolée de l'insuccès de ce livre, mais j'avoue que moi-même lors de sa réception j'ai eu comme un frisson d'horreur, non seulement à cause d'un graphisme douteux, pour ne pas dire absent, mais d'une qualité d'impression franchement suspecte !
Apparemment le contenu est à la hauteur du contenant :-(
Erreur de casting pour cette-fois ! Un éditeur qui démarre mais qui devrait songer à revoir ses fondamentaux :-(
Merci à toi pour ces quelques mots rassurants. C'est déjà difficile d'écrire un avis négatif dans l'ensemble sur un premier roman, mais si en plus, on se fait presque insulter par une fanatique! Merci bien...
La maison d'éditions est toute jeune, elle ne doit pas encore avoir "les moyens" de payer les services d'un relecteur...
Étrange, non ? ;)
Je ne vais pas non plus vanter de faux mérites d'un livre que je n'ai pas apprécié!
Et quant à ce livre, les avis semblent unanimes...
Les personnages étaient effectivement attachants (surtout Thibault, Charlotte, Flora, John…) mais que celles qui s'interrogent sur le revirement de personnalité chez les belles assistantes de Thibault se questionnent ? Peut-on juger comme fortes personnalités, des femmes à la merci de leur employeur corps et âme, soir et WE ? Superficielles oui (coucher avec le premier inconnu dans un sauna, quelle personnalité !). On comprend tout des personnages et des scènes érotiques et masochistes à la fin du livre quand tous les décors sont placés ; Jusqu’à la dernière page on ne sait pas où veut nous mener l’auteur. Il y a beaucoup de personnages qui se greffent à la fin de l’histoire dont on aurait pu se passer mais en même temps, ce volume montre la puissance du mal et c’est quand même là toute l’histoire. Le mal était là, est là et bien là et en plus il le restera.
C’est vrai, on pense et on écrit ce qu’on veut. La méchanceté n’était pas nécessaire.
A nouveau d'accord: Thibault et Charlotte sont des personnages attachants. En revanche, Flora et John ne m'ont pas inspiré "grand chose"... Trop effacés.
Concernant les assistantes de Thibault. Oui, elles sont "soumises" à leur patron; mais, elles sont aussi très intelligentes et conscientes de leur pouvoir de séduction. En ce sens, elles sont "fortes". Après, je suis d'accord avec toi, certaines se laissent facilement aller... mais pas toutes! Certaines ont aussi choisi de combattre ces faiblesses, quitte à en mourir. Celles-là sont donc assez "fortes". Et si on extrapole un peu, beaucoup de femmes se donnent presque corps et âmes à leur boulot, sans pour autant être faibles! C'est un autre débat...
Enfin, je ne suis pas sûre de vous comprendre. Quand vous dites qu'on ne comprend qu'à la fin où l'auteur veut nous mener (c'est-à-dire à la puissance du Mal), vous voulez dire que les scènes érotiques/masochistes sont à rapprocher du Mal?
A la lecture, on comprend bien que tout se joue entre le Mal et le Bien et ce qui en dérive... Pourtant, je persiste: l'auteur aurait dû donner plus de matière, plus de profondeur à cela. Le Mal n'est abordé que superficiellement, Sam n'a quasiment aucune substance... Et la fin est bouclé trop rapidement, l'affrontement de Flora et Sam n'a pas de "retentissement"!
Bref, à revoir...