Samedi 4 juillet 2009
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Quand j'étais ado, j'étais une fanatique de Dirty Dancing, au point que je connaissais les dialogues par coeur, les chansons aussi. Par contre, je n'ai
jamais eu la grâce de Jennifer Grey, encore moins le charme et la classe de Patrick Swayze (ah, son sourire en coin et son clin d'oeil, combien de fois suis-je tombée en pamoison?)... Eh, Baby,
come on!
Voilà quelques années que je n'ai pas regardé le film dEmile Ardolino mais je pense que j'y trouverais encore du plaisir, mêlé à la nostalgie sans doute... Ainsi, quand une collègue m'a parlé
d'un Dirty Dancing à la française au son de la musique cubaine et aux pas de la salsa, je n'ai pas hésité une seconde et je lui ai emprunté son dvd.
Balaïndo salsa!
Pour lire cet article en musique, rendez-vous sur Deezer et écoutez l'album de la Sierra Maestra.
Salsa
De Joyce Buñuel
Avec Christianne Gout, Vincent Lecoeur
France, Espagne - 1999
Synopsis
Rémi Bonnet, bien propre sur lui, cheveux lissés, à l'étroit dans son costume, passe une audition au Conservatoire de Toulouse. Pianiste talentueux, il est attendu au tournant: le jury se montre
bienveillant, son maître semble plus que satisfait de son travail (la jubilation du pygmalion) et ses parents "transpirent" de fierté (mon fils, quel prodige!). Seulement, Rémi en a assez de
Chopin (blasphème!), des costards étriqués et du public élitiste, snob ou coincé! Rémi en a assez de retenir sa fougue, ses doigts le démangent. Alors, il change de rythme et pianote le accords
d'une musique endiablée.
Radié du Conservatoire, le jeune homme s'installe à Paris, retrouve un ancien ami et décide de donner des cours de Salsa pour vivre enfin de sa passion. Pour cela, il devient quelqu'un d'autre:
un cubain, à coups d'UV, d'autobronzant et de relooking. Rémi Bonnet devient Mango.
Et c'est ainsi que plusieurs destins vont se croiser, que les masques vont tomber et que Mango va aimer Nathalie...
Mon avis
Présenté comme le Dirty Dancing à la française, Salsa reprend en effet les motifsclés du film d'Ardolino: des héros sympathiques, un choc des cultures (bonne société vs danse de
dépravés), des préjugés ébranlés (le peuple peut être bon), un amour naissant entre le prof et l'élève (éternel fantasme, l'initiation, etc), des mensonges (qui ne mènent à rien de bon), etc...
sans oublier, évidemment, l'héroïne qui se révèle géniale danseuse en seulement 3 heures de cours! Tout est convenu, seul le changement d'identité du héros, sa transformation, donne au film un
peu d'originalité. Néanmoins, on se laisse prendre par l'histoire, simple et légère, et on passe un bon moment.
Le plaisir réside surtout dans la chaleur de ce film, moins due à sa légéreté (le personnage stéréotypé de Felipe est un antidote à la morosité!) qu'à la salsa (également portée par Felipe).
Cette danse, sensuelle, fluide, belle tout simplement, transporte le spectateur et fait rêver. A noter que Christianne Gout a reçu un prix pour la qualité de sa prestation: le "Dos Gardenias" du
festival de la Havane en 1999. Enfin, la musique qui accompagne la salsa mérite également une mention spéciale: le groupe Sierra Maestra, présent dans le film, dans son propre rôle, joue et
chante merveilleusement. Lui aussi donne à la fois sourire et chaleur, et par ces temps ensoleillés, on veut ànotre tour chanter et danser au rythme de Cuba!
En bref: Ce film a un air de déjà-vu mais la musique cubaine et la salsa chassent toute mauvaise pensée et nous collent un sourire au visage du début à la
fin, et même après... Ca mange pas de pain mais ça fait du bien!
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